dimanche 24 juillet 2011

Il y a celle dont j'ai besoin.

Que fait un flic durant son rare temps libre ? Soyons créatifs, il pourrait aller se balader ou pratiquer un sport. Ou alors se prendre de passion pour un artiste maudit qu'il décide de défendre parce qu'il croit qu'il a un réel talent, ou il peut aussi vouloir passer ses soirée dans un vieux cinéma de quartier pour revoir des chefs d'œuvre du septième art des années vingt. Et bien … je ne fais rien de cela. Durant son rare temps libre l'agent Stevens saute une pute et se bat dans un fight club clandestin. 

Moi un flic je flirt avec cette charmante ligne blanche. Je flirt je ne la sniffe pas mettons nous au clair, la drogue je n'y touche pas, cela ne m'intéresse pas, j'ai perdu assez de monde de cette manière. Non tout ce que je fais c'est me rendre dans un endroit et me défouler de ma semaine de travail en envoyant mes poings sur quelqu'un qui est là pour la même raison.

C'est facile de faire passer ses bleus pour des "accidents" durant le travail quand on est flic. Comment je me suis retrouvé plongé là dedans ? Par hasard. Si, si, je vous jure et le hasard fait très bien les choses. Un collègue fraichement arrivé en ville voulait aller se rincer l'œil alors je l'ai emmener faire un  tour au Vesuvio. Pendant qu'il bavait sur les filles, j'ai surpris une conversation entre deux hommes. Mon instinct de flic aurait du me faire prendre la décision de faire une descente dans le club un prochain jour. De faire fermer l'endroit. Mais non, je venais de trouver l'endroit qu'il me fallait.

Le premier combat a été une révélation, je prenais mon pied en frappant sur un autre type autant que je pouvais le faire entre les cuisses de Mina. Tant qu'on ne me frappe pas au visage, ça me va. Je suis venue une fois, puis deux, puis vingt, puis toutes les semaines. Et puis le l'ai rencontrée, elle, le diable avec qui j'ai conclu un pacte. Oriana, un nom qui fait rêver, qui sonne bien aux oreilles et qui pourtant annonce des problèmes. Elle m'avait démasqué, et avoir un flic qui traine dans son club, pour une mafieuse c'est pas ce qu'il y a de mieux. Je ferme les yeux sur son trafic, je la préviens des décente de police et en contre partie elle oublie que je suis un flic, et j'ai le droit de combattre dans la cave comme les autres. Cela reste entre elle et moi. Sa coke elle peut se la garder, mais elle est pourtant devenu mon dealeur, ma coke à moi c'est la cave du Vesuvio.

Il y a celle que j'utilise.

J'ai aimé Ella, j'ai aimé Delilah mais tout ça c'est le passé, jusqu'à aujourd'hui je me contentais d'aventures sans lendemains. De filles rencontrés dans un bar, que je ramenais chez moi et que je renvoyais chez elle pas toujours aimablement, me recevant un déluge d'insultes en tout genres. Je suis un mec qui ne veux plus dépendre de ses sentiments pour une demoiselle. Alors oui je les utilise, je les chasse, je les capture, je m'en sers et je les jette. Je suis un connard. Ouais et alors ? Je n'ai jamais forcé aucune femme à venir chez moi. Je n'ai jamais forcé aucune femme à me faire prendre mon pied. Je suis flic, je sais ce que j'encours et je fais plus ou moins gaffe. 
 
Mais depuis quelques mois je suis fatigué de toujours partir en chasse, alors j'ai trouvé la solution à laquelle je m'étais pourtant promis de ne jamais m'abaisser. Enfin c'est plutôt la solution qui s'est présentée à moi.

Au fond d'un bar, un de plus dans la vallée, je finissais mon service, j'avais deux jours de libre alors autan profiter de commencer ce congé par un peu de détente et de plaisir. Elle était là, assise seule à une table, un superbe blonde glaciale qui a tout de suite attiré mon regard. Je n'aborde pas les femmes directement, on ne sait jamais si elles sont libre, ou bien disposée à prendre un peu de bon temps. C'est vieux jeu mais j'envoie le serveur lui offrir un verre, si elle refuse, je la salue juste et je passe à une autre proie, si elle accepte, je la rejoint. Ce soir là, ma reine des glaces avait accepté, je l'ai donc rejoint. On a causer juste quelques minutes avant qu'elle ne m'apprenne que si je voulais l'avoir dans mon lit, je devrais passer à la caisse d'abord. J'avais envie d'une femme, j'avais envie de cette blonde et je n'avais pas du tout envie d'attendre. Une pute, pourquoi pas après tout, là voilà ma solution de facilité.

Encore un verre, une balade en taxi jusqu'à mon appartement, quelques mains baladeuses dans l'ascenseur, un payement cash, et nous y étions. La reine des glaces n'avait de froid que l'apparence, elle était chaude comme la braise et son corps de déesse a bien failli carboniser le mien. Une partie de plaisir, pour sur Mina valait la peine que je dépense mon fric pour ses services. Après s'être épuisé mutuellement j'ai voulu savoir ou je pouvais la contacter si je voulais reprendre mon pied avec elle. La réponse m'a un peu refroidie, alors qu'elle se rhabillait, je profitais une dernière fois du spectacle de son corps parfait, je l'entendis me dire de la faire demander au Coldheart Manor.

Depuis quelques moi c'est donc l'une des putes de la reine de la mafia russe que je me tape. C'est pas ce qu'il y a de plus indiqué pour un flic, je le conçois, mais c'est pour ça que je la fais venir chez moi, je ne suis pas assez stupide pour mettre les pieds au manoir, il y a une autre jeune femme qui ne me le pardonnerait pas, et celle-là je ne voudrais pas me la mettre à dos.

vendredi 22 juillet 2011

Il y a celle sur qui je veille.

Mon premier vrai job après l'académie c'est à Velvet que je l'ai trouvé. Ella venait de se marier et même si on se voyait souvent j'avais besoin de la laisser mener sa nouvelle vie, je suis partie. Mais pas bien loin, de Vegas à Velvet il n'y a qu'un pas qui est bien rapidement franchi. 

Bien que la ville du vice regorge de criminel ce n'est pas directement en tant que flic que j'ai trouvé du boulot. Non celui qui m'a donné ma chance, celui qui a remis sa vie et celle de sa famille entre mes mains, n'était autre qu'Alexander Stanford.

L'un des deux hommes les plus puissant de la vallée me donnait un job en or massif autant que de responsabilités d'une grandeur incommensurable. Pourtant j'ai accepter, le deal était régler et désormais je devenais le garde du corps de la famille Stanford. A l'époque j'avais vingt sept ans et l'ainée des enfants de mon patron venait de franchir le cap de ses dix huit ans. Oui je sais vous aller dire que légalement le fait que j'ai craqué pour cette gamine, n'était pas répréhensible. Mais pour moi je ne pouvais pas laisser paraitre quoi que ce soit, même si j'ai toujours été beaucoup plus proche de Delilah que je n'ai pu l'être de Josh ou Cassie. Même si je n'ai jamais profité de la situation, de son côté elle était totalement différente lorsque la famille était réunie que lorsque elle sortait seule et que je devais l'accompagner. Elle était superbe, enfin elle l'est toujours, mais je crois que je n'avais été que rarement en présence d'une jeune femme aussi attirante que Lilah, elle me faisait craquer et elle s'était rendue compte de cela.

Je ne sais pas exactement si quelqu'un a été au courant de cette relation cachée que j'ai pu entretenir avec elle durant un peu moins d'un an. C'est moi qui ne voulait pas qu'on le sache, je respectais trop son père pour lui faire l'affront de devenir le petit ami de sa fille. Je sais qu'il m'appréciait, comme employé et comme homme, mais je ne le voyais pas me dire que j'étais digne de sa fille. Après tout j'étais plus âgé qu'elle, de près de dix ans. La situation était étrange, dangereuse, elle était l'héritière de l'empire Stanford, elle était suivie, observée c'était impensable de s'afficher en public autrement qu'en tant que son garde du corps. On se voyait en cachette, loin du monde, sur le bateau que je possède à la marina, et je suis flic, j'arrivais toujours à trouver un moyen de semer le moindre photographe.

Et puis au fil des mois je ne me suis pas lassé d'elle, c'est juste ce que je lui ai fait croire. C'était plus simple pour moi de la laisser tomber d'un point de vue sentimental, et qu'elle me déteste pendant un temps. Elle était jeune, et elle méritait mieux que moi, c'est ce que je me disais à l'époque et que je me dirai toujours. Pour m'en vouloir, elle m'en a voulu je peux vous le dire, des conversations inexistantes, une distance augmentée, des voyages à l'étranger, tout était bon pour ne plus m'avoir dans son champs de vision.

L'amitié à été la plus forte, c'était une nouvelle relation qui se construisait entre nous. Une proximité, une complicité, quelques très rares gestes tendres mais jamais rien de plus. Je faisais partie de la famille depuis quelques années, je connaissais les claquements de porte et cris de colère de Cassie, j'étais là pour aller rechercher Josh on ne sait où dans la vallée, dans un état rarement intacte. Et j'assistais aux premiers pas de Lilah dans le monde du travail aux côtés de son père. Ca ne faisait pas de doutes qu'un jour elle dirigerait le Scarlett d'une main de maître. Ce qui est arrivé… beaucoup plus tôt que prévu.

C'est là que tout à basculé, il y a eu tout d'abord la mort des Valmont, les accusations lancées sur la famille rivale, les moindres faits et gestes épiés … Et puis il y a eu l'accident, le meurtre, l'assassinat, appelez cela comme vous le voulez, pour moi il n'y a qu'un seul mot : échec. J'avais un job et je n'avais pas réussi à le faire jusqu'au bout. Je devais les protéger, faire en sorte que rien ne leur arrive et pourtant c'est moi qui était encore sur le tarmac lorsque le jet a exploser quelques toutes petites minutes après le décollage. Je ne pouvais pas remettre les pieds au Scarlett et bosser comme avant, chaque pas dans l'hôtel me rappelait à quel point j'avais échoué. Je suis pourtant resté un ou deux mois, Delilah, Josh et Cassie était comme ma famille, je ne pouvais pas les laisser dans un moment pareil. Mais après cela, j'ai repris mon job, le vrai, celui de flic. Elle m'en a voulu à nouveau, mais même si je ne bossais plus pour elle, elle a toujours et pourra toujours compter sur moi, je l'aime, d'une manière différente de l'époque sans doute mais je ne pourrais pas lui tourner le dos.

jeudi 21 juillet 2011

Il y a celle que je voudrais ne pas connaître.

Je suis pas quelqu'un de méchant ou de rancunier. Quand je n'aime pas quelqu'un, que je n'ai pas d'atome crochu avec la dite personne, je passe mon chemin et tant pis. Après tout on ne peut pas être pote avec toute la planète, non ? Mais comme toute règle, il faut bien une exception pour la confirmer. 

Cette exception est une petite blondasse, ancienne collègue qui plus est. Désormais détective privée et briseuse de couple, une connasse de plus qui court après le fric et rien de plus.

J'aurais pu en rester là, des gens que je n'apprécie pas il y en a pas mal mais je m'en fous royalement en général. Là c'est différent. Pourquoi ? Qu'une femme gagne sa vie sur le dos des gens en espionnant et en baisant à droite et à gauche, il y en a eu de tout temps, dans toutes les civilisations. Mais le problème, mon problème c'est que cette garce est entrée dans la vie d'Ella. Et ça, j'ai un mal fou à le comprendre, encore moins à l'accepter sans broncher.

Quand vous apprenez quelque chose qui peut faire du mal à votre meilleure amie, vous le lui dites ou non ? Pas simple hein ? Moi j'ai fermé ma gueule … et je m'en mords les doigts encore aujourd'hui, à chaque fois que je pense à Ella, ou que je croise son regard. Croyez-moi c'est pas toujours facile à supporter.

Aaron avait commencé à tromper Ella, et moi j'ai fermer ma gueule. Au début c'était des rumeurs que j'avais entendu par des collègues un peu trop bavards, mais tant que je n'avais pas de preuve, je ne pouvais rien faire ou dire. Et puis un jour je l'ai pris sur le fait, dans un restau alors que sa femme était tranquillement à la maison avec leur gamine, monsieur roulait des pelles à cette garce de Carter. Pourtant j'ai rien dit, avec elle ça n'a pas duré, mais il y en a eu d'autres, beaucoup d'autres jusqu'à la dernière, celle qui lui aura fait comprendre à quel point il ne valait rien. Sauter sa maitresse au moment ou sa fille se fait exploser la cervelle, s'il ne s'était pas flingué je crois que c'est moi qui l'aurai fait pour lui.

Je vous  avoue qu'Hope Carter avait disparu du décors et j'allais pas m'en plaindre. Mais c'était trop beau pour être vrai. Le pire c'est la manière dont elle est revenue. Elle s'amuse à manipuler Ella, je le sais, elle n'est intéressée que par le sexe et le fric alors je ne comprends pas pourquoi quelqu'un comme Ella peut être amie avec une femme comme elle. J'ai voulu mettre ma meilleure amie en garde mais c'est là que j'ai été totalement halluciné. Elle savait. Elle savait qu'Hope était une ancienne maitresse d'Aaron et pourtant elles étaient devenues amies. Non. Pour moi c'est tout juste impensable. Cette garce cache quelque chose et je ne vais pas la laisser faire plus de mal à Ella qu'elle en avait déjà fait.