"En quoi crois-tu Oriana "
"O Sistema !"
"O Sistema !"
Je me souviens encore l’aplomb avec lequel je lui ai répondu. Je devais avoir pas loin de 16 ans à l’époque mais je voulais pouvoir enfin en faire partie totalement et non juste en tant que leur fille ou son frère. La Famiglia. La Camorra. J’avais donné la bonne réponse, celle que mon paternel attendait. Il m’avait demandé ça de but en blanc au milieu du dîner dominical. Vous auriez vu son visage lorsqu’il a entendu ma réponse, je crois que même Andrea s’est presque étouffé avec son pain. Il n’y avait qu’elle qui me regardait avec son sourire satisfait, ce léger geste de la tête pour me montré que j’avais réussi ce que nous répétions toutes les deux depuis des semaines déjà. Elle. Ma mère. Sans elle, je ne serais pas là aujourd’hui et je ne parle pas seulement de ma venue au monde, non si je fais partie de tout cela c’est parce qu’elle en faisait partie, qu’elle voulait que sa fille en soit aussi, que je puisse montrer comme elle qu’une femme a sa place au sein de la Camorra et pas juste une place de spectatrice.
"Je suis fière de toi ma fille, tu sais ce que vas devoir faire à partir de maintenant ?"Remercier le Seigneur de m’avoir inspirer et lui promettre de tout mettre en œuvre pour l’honorer."Foutaises, dans ce cas j’ai une grande révélation à vous faire chers frères et sœurs, le seigneur est une femme et je suis sa fille ! Cela dit c’était ce qu’il voulait entendre une fois de plus. C’est donc comme ça que j’y suis entrée, pour de bon. Enchantée, Oriana Sorrentino, mafieuse italienne.
"Je suis fière de toi ma fille, tu sais ce que vas devoir faire à partir de maintenant ?"Remercier le Seigneur de m’avoir inspirer et lui promettre de tout mettre en œuvre pour l’honorer."Foutaises, dans ce cas j’ai une grande révélation à vous faire chers frères et sœurs, le seigneur est une femme et je suis sa fille ! Cela dit c’était ce qu’il voulait entendre une fois de plus. C’est donc comme ça que j’y suis entrée, pour de bon. Enchantée, Oriana Sorrentino, mafieuse italienne.
Tu ne te fabriqueras pas d'idoles
"Il te regardes comme ça depuis au moins un quart d’heure !"
"Et ?"
"Tu ne vas rien faire ? pas même te retourner pour lui sourire ?"
"Tu ne vas rien faire ? pas même te retourner pour lui sourire ?"
"Non."
"Mais pourquoi Ori’ ? Pourquoi ! ce mec est le plus canon de l’école !!! et c’est toi qu’il vise et toi tu vas rien faire du tout ?"
"Mais pourquoi Ori’ ? Pourquoi ! ce mec est le plus canon de l’école !!! et c’est toi qu’il vise et toi tu vas rien faire du tout ?"
"Premièrement, appelle moi Ori’ encore une fois et c’est à la table des naze que tu vas pouvoir aller t’assoir. Deuxièmement, je ne vais rien faire parce que je ne vais pas m’abaisser à fondre devant un mec banal …"
"Mais Oriana !!!! Il est pas banal ! c’est le plus beau mec que j’ai jamais vu !"
"Pour toi peut être, mais connaissant tes goûts en matières de mecs c’est pas bien difficile de le trouver superbe. Mais moi chérie, je vise plus haut, dans trois mois il sera devenu ringard, et vu ma position à l’école je ne peux pas me permettre de sortir avec un looser. Qui voudrais d’une présidente qui s’affiche avec un looser ? Franchement tu réfléchis avant de poser des questions ?"
"Pour toi peut être, mais connaissant tes goûts en matières de mecs c’est pas bien difficile de le trouver superbe. Mais moi chérie, je vise plus haut, dans trois mois il sera devenu ringard, et vu ma position à l’école je ne peux pas me permettre de sortir avec un looser. Qui voudrais d’une présidente qui s’affiche avec un looser ? Franchement tu réfléchis avant de poser des questions ?"
Tu ne prononceras pas à tort le nom du seigneur
"Alors comme ça tu fais le mur ? j’espère qu’il en vaut la peine !"
"Nom de Dieu Andrea ! Tu veux me tuer !"
Ce crétin était resté dans l’ombre, il était là assis sur la terrasse de notre maison à fumer au milieu de la nuit pour ne pas être vu par les parents. À 23 ans il se planquait toujours pour fumer, les parents le savaient très bien mais vu la réaction de notre père cela se comprenait. Cela dit ce n’était pas une raison pour rester tapis dans l’obscurité et pour me faire friser la crise cardiaque. Oui je faisais le mur, non il n’en valait pas la peine mais ça je le savais pas encore à ce moment là.
"Jure pas comme ça, tu sais que t’ira en enfer sinon !"
"Comme ça je viendrai te tenir compagnie !"
Tu honoreras le jour du sabbat
Quand j’y pense ma vie à bien failli être gouverner par cela le jour du seigneur, il parait que je dois une fière chandelle à mon frère pour ne pas m’être appelée Domenica, tout ça parce que je suis née quelques minutes après minuit aussi, Merci mon dieu, dans ton infinie bonté tu m’as épargné. Conneries oui. C’est pas parce que j’ai pas porté ce prénom que j’ai été dispensée de messes et autres grandes cérémonies religieuses, on est italiens ou pas, et il faut dire que c’est une fois entrée dans la Camorra que j’ai enfin compris le pourquoi du comment. Le dimanche était le jour de ralliement de presque toutes les familles de notre branches de la mafia. Je me souviens le premier dimanche qui a suivi mon entrée active dans la Famiglia. J’étais assise sur le banc, à côté de ma mère et elle a commencer à me « présenter » tout le monde, me désignant discrètement une personne puis une autre, puis une autre encore, me donnant tout : nom, prénom, âge, statut marital, fonction au sein de la Camorra, les relation de notre familles avec eux … en quelques dimanche j’ai été briefé sur l’entièreté des membres de notre quartier au cœur de Naples. Qui eut cru que le jour du Seigneur soit si fatiguant… après tout c’est lui qui s’est reposé ce jour là pas nous.
Tu honoreras ton père et ta mère
Lui il n’y a pas grand-chose à en dire. Mon paternel ne vit que pour mon frère. Forcément, le fils, celui qui perpétue le nom, celui à qui il est fier d’enseigner tout ce qu’il sait, celui qui reprendra le « business » familial. J’ai détesté mon père à l’époque ou Andrea est entrée dans la Camorra, il m’enlevait mon frère, en faisant un étranger qui protégeait sa sœur mais ne passait plus de temps avec elle.
Ma mère. Ça, ça c’est une tout autre histoire. Elle est un modèle vivant pour moi, la femme que je voudrais pouvoir être. Pas pour le mariage et les gamins, non pas vraiment. Elle est cette femme dure et autoritaire qui ne laisse rien passer, qui ne pardonne aucune erreur et malgré cela je ne peux pas, je ne pourrais jamais lui en vouloir parce que son attitude à fait de moi ce que je suis. Ne vous aventurez jamais à dire quoi que ce soit sur ma mère en ma présence !
Ma mère. Ça, ça c’est une tout autre histoire. Elle est un modèle vivant pour moi, la femme que je voudrais pouvoir être. Pas pour le mariage et les gamins, non pas vraiment. Elle est cette femme dure et autoritaire qui ne laisse rien passer, qui ne pardonne aucune erreur et malgré cela je ne peux pas, je ne pourrais jamais lui en vouloir parce que son attitude à fait de moi ce que je suis. Ne vous aventurez jamais à dire quoi que ce soit sur ma mère en ma présence !


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